Comment on a appris au compteur à refuser une demi-pompe

Un compteur de pompes qu’on peut tromper ne sert à rien en duel. Le nôtre ne compte une répétition que si deux signaux distincts sont d’accord : tes bras se plient, et tes épaules grossissent à l’image quand tu descends. Voici comment on en est arrivés là, quels chiffres on a choisis et comment des séries enregistrées gardent le compteur honnête.

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Un compteur qu’on ne peut pas contester

Dans Pushgard, tes répétitions frappent des monstres, et dans l’arène elles décident d’un duel contre une autre personne. Ça change ce que doit être un compteur. Un compteur qu’un hochement de tête ou une demi-flexion suffit à tromper, ça passe pour un décompte personnel. En duel, il décide du gagnant, et les deux personnes doivent pouvoir lui faire confiance.

On a donc fixé une règle avant tout seuil : une pompe ne compte que si le corps est vraiment descendu puis remonté. Le modèle de pose tourne sur le téléphone et transforme chaque image en 33 points du corps. La suite explique comment on a tiré de ces points un oui ou un non.

Android 13 rép.
iPhone 13 rép.
Une série, deux téléphones

Le signal évident était le mauvais

La première idée, c’est l’angle du coude : bras tendu en haut, plié en bas. Il ne tient pas sur les pompes serrées. Mains sous la poitrine, l’avant-bras pointe presque droit vers la caméra et se réduit à un petit trait. Sur des pompes serrées, l’angle mesuré sautait entre 8 et 143 degrés d’une image à la suivante. Le coude est aussi le moins visible des trois points du bras.

La profondeur vient donc de la flexion du bras : la distance entre le poignet et l’épaule, mesurée en largeurs d’épaules. Deux points éloignés ne sautent pas comme ça. Sur un enregistrement en prise serrée, l’angle disait que tu avais à peine bougé (23 %), alors que la flexion montrait 73 %.

L’angle du coude garde un rôle. Avant la série, il vérifie que tes bras sont tendus.

Angle du coude 8° à 143°
Poignet vers épaule 73%

D’abord, le compteur apprend ton point haut

Avant la première répétition, tu tiens la planche un instant. Le compteur prend 1,2 seconde de cette immobilité pour apprendre où se trouve ton point haut. Ensuite, la profondeur se mesure par rapport à ton propre corps, pas à celui d’une personne type.

Il vérifie d’abord trois choses. Tes coudes sont ouverts à plus de 140 degrés. Tu es allongé, pas debout : ton torse mesure au plus 1,4 largeur d’épaules à l’image, alors qu’un corps debout mesure de 1,3 à 3,4. Et tu restes immobile. Si tu commences à bouger tout de suite, il arrête d’attendre au bout de 8 secondes et apprend ton point haut en mouvement.

Le point haut se met à jour pendant la série, parce qu’on bouge toujours un peu.

Apprendre ta position haute1.2 s
  • Bras tendus
  • Tu es en appui
  • Ne bouge plus

Deux signaux doivent être d’accord

Le premier signal est la flexion du bras : de combien la distance poignet-épaule raccourcit par rapport à ton point haut. Le second est l’échelle : quand ta poitrine descend vers le téléphone, tes épaules s’élargissent à l’image.

Chacun seul se truque facilement. Plie les bras sans baisser le corps : la flexion bouge, mais les épaules gardent la même taille. Balance le buste vers la caméra sans plier les bras : les épaules grossissent, mais rien ne se plie. Pour tromper les deux à la fois, il faut vraiment faire la pompe.

Essaie : fais descendre le bras et regarde les deux signaux. La répétition ne compte que si la flexion dépasse la ligne de profondeur, si les épaules grossissent avec elle et si tu remontes.

0rép.
En haut
Flexion des bras0% Ligne de profondeur
Épaules plus proches+0%

Fais glisser vers le bas puis remonte. Le compteur juge la répétition quand tu reviens en haut.

Où on a tracé la ligne de profondeur

On n’a pas pris la ligne dans un manuel. On a enregistré des séries et on les a mesurées :

  • les vraies pompes pliaient le bras de 51 à 66 pour cent ;
  • les demi-pompes volontaires de 26 à 33 ;
  • balancer le buste sans plier les bras le faisait bouger de 2 à 4.

Puis un quatrième groupe est apparu : des répétitions incomplètes, entre 35 et 47 pour cent. La personne qui les faisait les jugeait incomplètes, donc la ligne devait passer au-dessus d’elles, et pas entre les demi-pompes et les vraies.

La ligne est à 44 pour cent de flexion du bras. Ça ne laisse que quelques points d’écart sous la vraie pompe la moins profonde, et impossible d’élargir cet écart : une ligne plus stricte commençait à perdre de vraies répétitions.

Buste qui bascule2 à 4 %
Demi-répétitions26 à 33 %
Incomplètes35 à 47 %
Vraies pompes51 à 66 %
Ligne de profondeur, 44 %

Des mouvements qui ressemblaient à des pompes

Les deux signaux ont arrêté la plupart des triches, mais pas toutes. Des testeurs ont essayé exprès de piéger le compteur, et certaines tentatives passaient les deux contrôles. Dans l’une, tu es allongé sur le ventre, les hanches au sol, et tu ne pousses que la poitrine vers le haut. Les bras se plient et les épaules bougent, exactement comme dans une vraie répétition.

La différence, ce sont les hanches. Dans une vraie pompe, tout le corps descend d’un bloc, et les hanches suivent les épaules à peu près à moitié. Dans cette triche, elles restent au sol. Le compteur vérifie donc désormais que les hanches ont bougé avec les épaules. Sur l’enregistrement de cette triche, le compte est passé de 50 à 0, et chaque enregistrement honnête de la série a gardé son compte.

Le rythme s’occupe du reste. Une répétition de moins de 0,55 seconde n’en est pas une, et une de plus de 5 secondes est une pause au milieu d’une répétition.

Vraie pompe ÉpaulesHanches
Poitrine levée, hanches au sol ÉpaulesHanches

Chaque série enregistrée est devenue un test

Chaque fois que le compteur se trompait, on gardait l’enregistrement. Chacun porte une note sur ce qui s’est passé et sur le vrai nombre de répétitions. Il y a maintenant plus de vingt enregistrements de pompes, plus d’autres pour les squats, les crunchs et le gainage. Pour certains, la bonne réponse est zéro :

  • quelqu’un s’allonge, tient la planche et se relève ;
  • cinq demi-pompes volontaires ;
  • huit pompes incomplètes.

Avant qu’un changement de seuil soit publié, le compteur rejoue les enregistrements et doit tomber sur le bon chiffre pour chacun de ceux qu’il est censé réussir. Quand une correction pour un enregistrement en casse un autre, la correction n’est pas publiée.

  • Cinq demi-répétitions Attendu0 Comptée0
  • S’allonger et se relever Attendu0 Comptée0
  • Huit pompes incomplètes Attendu0 Comptée0
  • Prise serrée, près du téléphone Attendu5 Comptée5
Questions

Encore des questions ?

Des réponses courtes à ce qu’on demande ensuite.

Pourquoi Pushgard n’utilise-t-il pas simplement l’angle du coude ?

Sur les pompes serrées, l’avant-bras pointe vers la caméra et l’angle saute d’une image à l’autre. La distance entre le poignet et l’épaule ne saute pas, donc la profondeur se mesure avec elle, et l’angle sert seulement à vérifier que tes bras sont tendus avant la série.

Le compteur marche-t-il si je suis près du téléphone ou loin ?

Oui, dans certaines limites. La flexion du bras se mesure en largeurs d’épaules, donc la distance s’annule. Si tu es trop près ou trop loin pour que la caméra puisse juger, l’appli te dit de te déplacer.

Je peux faire une pause en haut au milieu d’une série ?

Oui. Une pause en haut, c’est juste l’écart entre deux répétitions. Seule une répétition qui dure plus de 5 secondes d’un point haut au suivant cesse de compter.

La même règle s’applique-t-elle en duel ?

Oui. Chaque téléphone fait tourner le même compteur avec les mêmes seuils, c’est tout l’intérêt d’en avoir un seul.

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